Mercredi 28 novembre 2007
Si vous me demandez quel est mon album préféré, je vous répondrai sans hésiter « Acoustiques » des Rita Mitsouko. Il s’agit d’un album de 13 titres enregistrés lors du
concert à l’Opus Café à Paris en novembre 1996. Le concert avait fait l’objet d’une diffusion télévisée pour le compte d’un « Concert Privé » d’M6. Aujourd’hui encore, mes oreilles ne
se lassent jamais d’écouter la voix de Catherine Ringer sur « Marcia Baïla », « Les histoires d’A », « Les amants » et « C’est comme ça ». Dans
« Acoustiques », les Rita Mitsouko m’impressionnent par leur générosité ! C’est sûr, il y a une âme facilement perceptible qui me touche. L’âme, c’est justement tout ce qu’il reste
de Fred Chichin emporté ce matin à 56 ans par un cancer fulgurant alors qu’il devait se produire ce soir sur la scène de l’Olympia. « C’est comme ça ! » est une belle conclusion à mon
hommage.
Parmi les artistes qui m’impressionnent, je cite MC Solaar ! A 38 ans, le rappeur sénégalais de Villenuve-Saint-Georges connaît une longévité artistique jusqu’alors inégalée dans son milieu.
Claude M’Barali de son vrai nom sait jouer avec les mots… et le public le lui rend bien depuis le début de sa carrière (1990) ! Au collège, je fredonnais « l’as de trèfle qui pique ton
cœur ». Au lycée, c’était « Hasta la Vista ». Cette année, je fredonne « Da Vinci Claude », « Clic Clic » et « Carpe Diem », titres issus de l’album
Chapitre 7. A l’image des artistes qui durent, MC Solaar a su se renouveler au fil des ans. Mélangeant rap, rock, reggae et variété, MC Solaar a garder sa plume poétique, originale et
singulière ! Cette valeur sûre de notre patrimoine, je l’ai rencontrée ce mercredi durant une petite heure avant son concert à Yutz (57). Mes impressions ? Gentil, simple, souriant,
intéressé et surtout très intéressant ! Mais Fred Chichin est mort. Alors, Carpe Diem !
Notre Lorraine réussit
plutôt bien dans le domaine sportif ! En football, l’AS Nancy Lorraine occupe actuellement la deuxième place du championnat de Ligue 1, juste derrière Lyon. En basket-ball, le SLUC Nancy
pointe à la première place de Pro A avec 8 victoires en 8 matches. Plus au Sud, les Vosges sont fières de Julien Absalon champion du monde de VTT 2007 et de ses hockeyeurs sur glace qui évoluent
en ligne Magnus. L’Elite aussi pour les handballeuses messines, championnes de France 14 fois depuis 1988. Exploit toujours, mais en solo, pour Anne-Sophie Mathis qui a conservé son titre mondial
de boxe WBA des super-légers cette année. D’autres clubs de la région arrivent à se créer une renommée au-delà des frontières comme le canoë-kayak, le cyclisme, le tennis et l’athlétisme. En
Lorraine, le sport se porte bien !
Récemment, le club de volley de Terville-Florange (57) a rejoint celui de Vandoeuvre-lès-Nancy dans le plus haut niveau national. Du volley, je ne connaissais rien jusqu’à hier soir ! Tout
juste, je me rappelle sortir du lycée les mains rougeâtres lorsque nous pratiquions ce sport avec la prof d’EPS. Situé à 10 minutes en voiture de chez moi, le gymnase de Florange accueillait ce
mercredi la neuvième journée de Pro A Féminine. A l’affiche : Terville Florange contre Hainaut (59). Un match a suspens, qui s’est joué en 5 sets… et soldé par la victoire des nordistes.
Terville-Florange pointe à la 13e place du championnat. Anne Neu et Muriel Schmitt, les deux seules françaises de l’équipe, devront encore se battre pour le maintien cette année. Comptez sur
moi pour les soutenir !
Dimanche 18 novembre 2007
A ne pas à avoir
de raisons d’être mécontent, je me sens presque original ! A la SNCF, à la RATP et à Air France le trafic est perturbé depuis bientôt une semaine en raison de mouvements sociaux.
Les grévistes manifestent contre la réforme des régimes spéciaux de retraites. On vit plus longtemps, on travaille plus longtemps, on cotise plus longtemps ! Normal, non ? A cette grève
s’ajoute la mobilisation des étudiants contre la Loi Pécresse et l’autonomie des Université. Des Universités indépendantes, pour des campus avec davantage de personnalité et davantage de
moyens ! Sensé, non ? Additionnez à cette grogne celle des magistrats contre la réforme de la Justice : moins de tribunaux mais des tribunaux efficaces, avec des juges qui se
concertent pour éviter des drames comme celui d’Outreau. Astucieux, non ?
Mais la grogne populaire qui me surprend le plus, c’est la contestation de l’augmentation du salaire du président. Malgré ma bonne volonté, je ne vois pas ce qui dérange les opposants à ce
rééquilibrage. 240 000 euros annuels, c’est exactement ce que touche le premier ministre. Personne n’a jamais contesté le salaire de François Fillon ! De plus, Jacques Chirac touchait
mensuellement 20.000 euros lorsqu’il était à l’Elysée (soient 240 000 euros annuels) et cela n’a jamais dérangé personne non plus. Seul un livre publié en janvier 2007 intitulé
« L’argent caché de l’Elysée » dénonçait l’opacité des comptes du Président. Saviez-vous qu’avant l’ère Sarkozy, le budget de l’Elysée n’était pas vérifiable par la Cour des
Comptes ? La commission Balladur instaure enfin un contrôle de ce budget. « Transparence » quand tu nous tiens !
Mercredi 14 novembre 2007
Il fut
une époque où tous mes camarades de classe m’appelaient « Dee Jay ». Pourquoi ? J’étais incollable sur toutes les nouveautés « dance music » et commençais à prendre
plaisir à enchaîner quelques disques dans ma chambre ! C’était en 1994. Cette année-là, je faisais mon entrée au Lycée Louis Lapique à Epinal, et ma radio préférée s’appelait M40 (devenue
RTL2). Tous les vendredis soirs, mes oreilles étaient scotchées au « Maxidance » de Pat Angeli, et mes samedis au « Tous en Boîte » de Pascal Rémy. Chaque classement était
recopié sur un cahier. Tout mon argent de poche (20 francs par semaine) était dépensé en « CD 2 titres ».
Depuis, ma culture musicale s’est ouverte ! Et les titres « dance » qui sortent actuellement dans le commerce ont bien dû mal à m’enthousiasmer. J’ai le sentiment que les musiques
électroniques d’aujourd’hui n’ont plus une âme festive. Peut-être n’ont-elles plus vocation à faire danser les gens, ce qui serait un comble ! Trop rares sont les DJ’s qui osent
l’innovation ! Pourtant, il n’y a que ceux là qui réussissent : David Guetta, Bob Sinclar, Martin Solveig ont su créer chacun leurs « p’tits trucs » personnels. D’autres
émergent depuis quelques mois, comme le lorrain David Vendetta, né à Longwy (54) en 1971, et qui vient d’aligner plusieurs tubes d’affilé (« Love to love you baby »,
« Unidos », « Break 4 Love », « Bleeding heart »). Son talent est à la hauteur de sa taille ! En regardant la photo ci-contre, vous comprenez mieux pourquoi je
n’ai pas fait carrière…
« Monde de
la radio » et « Industrie du disque » sont deux choses différentes. Aussi, je regarde en spectateur la crise du disque depuis 2002. En France, les producteurs restent inquiets
après avoir annoncé ce jeudi une baisse de 20% du marché en volume sur les 9 premiers mois de l’année 2007. En 5 ans, la chute atteint les 50%. Et je reste persuadé qu’aucun acteur de la filière
« musique » ne comprend ce qui lui arrive. Chacun se montre du doigt ! Les producteurs s’insurgent contre le téléchargement illégal, les artistes dénoncent leur manque de
visibilité, les diffuseurs déplorent une carence dans l’originalité des œuvres, les consommateurs dénoncent les prix pratiqués.
Qu’il est loin le temps où les disquaires écoulaient sans difficulté leurs stocks de 45 et 33 tours ! A l’ère « du tout numérique », du « tout, et tout de suite »,
la musique doit pouvoir répondre à nos attentes. Qu’est ce qui nous ferait à nouveau acheter en masse des disques ? Une baisse des prix, c’est incontestable (10 euros maximum pour un
album). Mais une baisse qui s’accompagnerait d’une hausse de la qualité du produit : un poster, un clip, un beau livret et une jolie pochette devront être joints au CD. Mais le contenu reste
essentiel ! La musique doit être agréable à l’oreille et doit pouvoir durer dans le temps. Koxie, Tony Parker, Cascada et Kamini ont là un beau défi à relever ! Ils ont vendu en 2007.
Vendront-ils encore demain ?
* Dossier à lire : http://www.disqueenfrance.com/pdf/N051.pdf